Conférence "La clinique psychiatrie-précarité"

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Pour le lancement de sa troisième équipe mobile psychiatrie-précarité « Estim’93 »,  l’établissement de Ville-Evrard a fait intervenir le Dr Alain Mercuel, chef du service Santé Mentale et Exclusion Sociale au centre hospitalier de Saint-Anne de Paris. Il est revenu sur 10 ans de pratique d’équipe mobile. Un partage d’expérience précieux pour l’équipe d’Estim’93 et ses partenaires institutionnels réunis le vendredi 21 février 2014  à Saint-Denis.

Dr Alain Mercuel, chef du service Santé Mentale et Exclusion Sociale au centre hospitalier de Saint-Anne de Paris. Il est revenu sur 10 ans de pratique d’équipe mobile. Un partage d’expérience précieux pour l’équipe d’Estim’93 et ses partenaires institutionnels réunis le vendredi 21 février 2014  à Saint-Denis.

Conférence "La clinique psychiatrie-précarité" (copy 1)

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Pour le lancement de sa troisième équipe mobile psychiatrie-précarité « Estim’93 »,  l’établissement de Ville-Evrard a fait intervenir le Dr Alain Mercuel, chef du service Santé Mentale et Exclusion Sociale au centre hospitalier de Saint-Anne de Paris. Il est revenu sur 10 ans de pratique d’équipe mobile. Un partage d’expérience précieux pour l’équipe d’Estim’93 et ses partenaires institutionnels réunis le vendredi 21 février 2014  à Saint-Denis.

Dr Alain Mercuel, chef du service Santé Mentale et Exclusion Sociale au centre hospitalier de Saint-Anne de Paris. Il est revenu sur 10 ans de pratique d’équipe mobile. Un partage d’expérience précieux pour l’équipe d’Estim’93 et ses partenaires institutionnels réunis le vendredi 21 février 2014  à Saint-Denis.

Conférence "La clinique psychiatrie-précarité" (copy 1)

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Pour le lancement de sa troisième équipe mobile psychiatrie-précarité « Estim’93 »,  l’établissement de Ville-Evrard a fait intervenir le Dr Alain Mercuel, chef du service Santé Mentale et Exclusion Sociale au centre hospitalier de Saint-Anne de Paris. Il est revenu sur 10 ans de pratique d’équipe mobile. Un partage d’expérience précieux pour l’équipe d’Estim’93 et ses partenaires institutionnels réunis le vendredi 21 février 2014  à Saint-Denis.

Dr Alain Mercuel, chef du service Santé Mentale et Exclusion Sociale au centre hospitalier de Saint-Anne de Paris. Il est revenu sur 10 ans de pratique d’équipe mobile. Un partage d’expérience précieux pour l’équipe d’Estim’93 et ses partenaires institutionnels réunis le vendredi 21 février 2014  à Saint-Denis.

Conférence "La clinique psychiatrie-précarité" (copy 2)

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Pour le lancement de sa troisième équipe mobile psychiatrie-précarité « Estim’93 »,  l’établissement de Ville-Evrard a fait intervenir le Dr Alain Mercuel, chef du service Santé Mentale et Exclusion Sociale au centre hospitalier de Saint-Anne de Paris. Il est revenu sur 10 ans de pratique d’équipe mobile. Un partage d’expérience précieux pour l’équipe d’Estim’93 et ses partenaires institutionnels réunis le vendredi 21 février 2014  à Saint-Denis.

Dr Alain Mercuel, chef du service Santé Mentale et Exclusion Sociale au centre hospitalier de Saint-Anne de Paris. Il est revenu sur 10 ans de pratique d’équipe mobile. Un partage d’expérience précieux pour l’équipe d’Estim’93 et ses partenaires institutionnels réunis le vendredi 21 février 2014  à Saint-Denis.

Conférence "La clinique psychiatrie-précarité" (copy 1)

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Pour le lancement de sa troisième équipe mobile psychiatrie-précarité « Estim’93 »,  l’établissement de Ville-Evrard a fait intervenir le Dr Alain Mercuel, chef du service Santé Mentale et Exclusion Sociale au centre hospitalier de Saint-Anne de Paris. Il est revenu sur 10 ans de pratique d’équipe mobile. Un partage d’expérience précieux pour l’équipe d’Estim’93 et ses partenaires institutionnels réunis le vendredi 21 février 2014  à Saint-Denis.

Dr Alain Mercuel, chef du service Santé Mentale et Exclusion Sociale au centre hospitalier de Saint-Anne de Paris. Il est revenu sur 10 ans de pratique d’équipe mobile. Un partage d’expérience précieux pour l’équipe d’Estim’93 et ses partenaires institutionnels réunis le vendredi 21 février 2014  à Saint-Denis.

Focus

  • Faut-il un profil particulier pour travailler en psy-précarité ?

    • Etre autonome.
    • Apprécier la liberté, la créativité.
    • Il en faut pour « accrocher un lien ».
    • Toute médiation est bonne à prendre dès lors que le lien est solide, durable.
    • La plupart n’ont jamais vu de dentiste, alors on commence par les faire venir en stomatologie.

     

     

     

  • Faut-il un profil particulier pour travailler en psy-précarité ?

    Pour le lancement de sa troisième équipe mobile psychiatrie-précarité « Estim’93 »,  l’établissement de Ville-Evrard a fait intervenir le Dr Alain Mercuel,    

  • Faut-il un profil particulier pour travailler en psy-précarité ?

    Pour le lancement de sa troisième équipe mobile psychiatrie-précarité « Estim’93 »,  l’établissement de Ville-Evrard a fait intervenir le Dr Alain Mercuel,    

  • Faut-il un profil particulier pour travailler en psy-précarité ?

    Etre autonome. Apprécier la liberté, la créativité. Il en faut pour « accrocher un lien ». Toute médiation est bonne à prendre dès lors que le lien est solide, durable. La plupart n’ont jamais vu de dentiste, alors on commence par les faire venir en stomatologie. « Je les accroche par les dents », plaisante le Dr Mercuel. Pour un SDF, fixer un rendez-vous à l’avance n’est tout simplement pas réaliste. Il faut pourtant les amener petit à petit vers ce droit commun.

  • Pour un SDF, fixer un rendez-vous à l’avance n’est tout simplement pas réaliste. Il faut pourtant les amener petit à petit vers ce droit commun.

  • Faut-il un profil particulier pour travailler en psy-précarité ?

    • Etre autonome.
    • Apprécier la liberté, la créativité.
    • Il en faut pour « accrocher un lien ». Toute médiation est bonne à prendre dès lors que le lien est solide, durable.
    • La plupart n’ont jamais vu de dentiste,
    • alors on commence par les faire venir en stomatologie.

     

     

     

  • Faut-il un profil particulier pour travailler en psy-précarité ?

    • Etre autonome.
    • Apprécier la liberté, la créativité.
    • Il en faut pour « accrocher un lien ». Toute médiation est bonne à prendre dès lors que le lien est solide, durable.
    • La plupart n’ont jamais vu de dentiste,
    • alors on commence par les faire venir en stomatologie.

     

     

     

  • Faut-il un profil particulier pour travailler en psy-précarité ?

    Etre autonome. Apprécier la liberté, la créativité. Il en faut pour « accrocher un lien ». Toute médiation est bonne à prendre dès lors que le lien est solide, durable. La plupart n’ont jamais vu de dentiste, alors on commence par les faire venir en stomatologie. « Je les accroche par les dents », plaisante le Dr Mercuel. Pour un SDF, fixer un rendez-vous à l’avance n’est tout simplement pas réaliste. Il faut pourtant les amener petit à petit vers ce droit commun.

  • Faut-il un profil particulier pour travailler en psy-précarité ?

    Etre autonome. Apprécier la liberté, la créativité. Il en faut pour « accrocher un lien ». Toute médiation est bonne à prendre dès lors que le lien est solide, durable. La plupart n’ont jamais vu de dentiste, alors on commence par les faire venir en stomatologie. « Je les accroche par les dents », plaisante le Dr Mercuel. Pour un SDF, fixer un rendez-vous à l’avance n’est tout simplement pas réaliste. Il faut pourtant les amener petit à petit vers ce droit commun.

Dès les années 90, le constat avait été posé. Toute une frange de la population, la plus fragile, la plus démunie échappait à la sectorisation hospitalière. Pour aller au-devant des sans-abri ou des gens du voyage, feu les DDASS [1] ont décidé de mettre en place des équipes mobiles. Les objectifs fixés : intervenir auprès des personnes en grande précarité, aller à leur rencontre, évaluer leur souffrance, les faire accéder aux soins, à des groupes de parole, des ateliers thérapeutiques, préparer leur hospitalisation si besoin. 

Une mission complexe assumée par de petites équipes. Une équipe mobile au CH de Saint-Anne représente en moyenne 3,5 ou 4 professionnels temps pleins et prend en charge une file active de plus de 300 patients ; « c’est dire l’ampleur de la tâche ! » D’autant qu’elle ne s’arrête pas là car du temps est consacré au travail avec les acteurs de première ligne, centres d’hébergements, centres médicaux sociaux, PASS [2] généralistes, associations… tous les acteurs de la cité en contact avec la grande précarité. On organise des réunions de concertation pluri-professionnelles (RCP), des synthèses cliniques, des formations, des Groupes Balint, de l’information, de la supervision… tout ce qui peut aider à la prise en charge de cette population en souffrance.

Faut-il un profil particulier pour travailler en psy-précarité ?

Etre autonome. Apprécier la liberté, la créativité. Il en faut pour « accrocher un lien ». Toute médiation est bonne à prendre dès lors que le lien est solide, durable. La plupart n’ont jamais vu de dentiste, alors on commence par les faire venir en stomatologie. « Je les accroche par les dents », plaisante le Dr Mercuel. Pour un SDF, fixer un rendez-vous à l’avance n’est tout simplement pas réaliste. Il faut pourtant les amener petit à petit vers ce droit commun.

Quel bilan poser après 10 ans ?  

Comment évaluer un sourire, un coup de fil, un moment partagé ? L’évaluation de l’activité des EMPP est possible,  des outils existent, à Saint-Anne on renseigne la grille Edgar [3]. Par ailleurs des études et recherches ont été menées par plusieurs équipes en France dont l’enquête Samenta [4] en  Ile-de-France.  A été constatée ainsi une nette diminution des hospitalisations sous contrainte. L’ampleur du problème a aussi été évalué : 30% des personnes à la rue sont atteintes d’une maladie psychique, contre seulement 2% du reste de la population. La situation est grave.

Le Dr Pilar Arcella-Giraux, médecin référent santé mentale et addictions à la délégation territoriale de l’Agence régionale d’hospitalisation fait un point sur  le dispositif en place sur le département du 93 : 4 EMPP, une Pass Psy. et rappelle  l’essentiel « De nouvelles règlementations ne suffiront pas. On part d’une réalité insupportable, il faut changer les modes de pensée. Pas de changement sans rêve, pas de rêve sans espoir, il faut croire en une utopie. » 

Portée par le secteur 93G03 dont le responsable de pôle est le docteur Dominique Januel, l’équipe mobile Estim’93 est sur le terrain depuis novembre 2013. Elle réunit 7 professionnels : deux médecins, un éducateur spécialisé, un psychologue, une secrétaire, un cadre de santé et un infirmier (dont le poste reste à pourvoir). Tous consacrent un temps partiel à l’équipe.

Au cours des 4 premiers mois, ils ont multiplié les réunions avec les partenaires de première ligne. « Attention à comptabiliser toutes vos actions dans la cité, en dehors des contacts directs avec les patients. Elles représentent 50% de votre activité. » prévient le docteur Mercuel. Déjà 6 patients en consultation. 

 

Cette équipe compte mobiliser aussi d’autres ressources internes comme celle de l’atelier « estime de soi » proposé aux patients hospitalisés à Saint-Denis et animé par une aide-soignante formée aux soins esthétique. « Faites des photos, avant / après » conseille le Dr Mercuel.  

Zaynab Riet, la directrice de l'établissement conclut : « Estime ’93, le terme est bien choisi. En offrant l’accès au soin, on montre de l’estime et on redonne de la dignité. Longue vie à cette équipe ! ».

[1] Les DDASS (Direction Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales), aujourd’hui « fondues » dans les ARS (Agences Régionales de Santé).
[2] PASS : Permanence d’Accès aux Soins de Santé
[3] Guide méthodologique de production du recueil d’information médicalisée en psychiatrie.http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/guide_methode_psy_actu.pdf
[4] Enquête Samenta (SAnté MENTale et Addictions chez les sans domicile franciliens) dirigée par le SAMU social. http://observatoire.samusocial-75.fr/index.php/fr/nos-enquetes/samenta 
Création : 17.11.2014
Mise à jour : 31.12.2014